Le verdict est sans appel. Le pillage massif des peuples noirs dans une opacité et une complicité internationale a été mis a nus, dénoncé et jugé par une justice qui a résolument décidé de redonner au Niger toute sa splendeur jadis détruite par une horde d’impérialistes pilleurs et destructeurs de l’avenir des milliers d’être humains. La justice nigérienne a rendu public les décisions issus d’un procès équitable dont devrait se prévaloir tous les africains qui aspirent à une certaine dignité humaine. De manière irréversible, la libération totale du Niger a été enclenché par de dignes fils, qui ont décidé de se mettre ensemble pour relever la tête et sortir de la spirale de pauvreté dans laquelle le pays avait été inscrit à travers des accords coloniaux de dupe signés avec la complicité des valets locaux placés à la tête des états africains, pourvoyeurs de richesses.
Le tribunal de Niamey a décidé de prendre ses responsabilités en rendant une décision qui marque un tournant historique dans la lutte pour la souveraineté des ressources africaines. La justice nigérienne a jugé et dénoncé le pillage systématique de l’uranium du pays par des multinationales occidentales, notamment Orano, ex Areva avec maillage franco-allemand qui opéraient depuis les indépendances, dans une opacité inimaginable avec la complicité des traitres placés à chaque fois à la tête de l’État. Dans son verdict rendu le 1er Février 2026 en dernier ressort dans un jugement public, la cour plus précisément la Chambre des crimes économiques et contre l’humanité a établit que les dommages s’élèveraient à plus de 115 milliards d’euros représentant le pillage systématique opéré depuis plus d’un siècle. Le peuple du Niger désormais souverain opposé dans ce procès au Royaume-Uni, à la France et à l’Allemagne, tous ayant collaboré en co-actions dans une entreprise criminelle commune pour ce pillage massif, est unanime et affirme avec rigueur que plus jamais ses richesses ne seront pillés . Il leur clairement reproché d’avoir partagé comme un gâteau un territoire qui ne leur appartenait pas, depuis la Conférence de Berlin de 1884. Mettre la main sur les ressources stratégiques du Niger sans se soucier de la vie de sa population encore moins de sa souveraineté est un acte d’une cruauté dont tous les aspects ont été exposés par les juristes nigériens. L’Allemagne est accusé d’être l’architecte en chef qui a défini du partage sur son sol à Berlin, le Royaume-Uni ayant joué le rôle du complice diplomatique qui a légitimé l’opération en donnant son accord et la France qui est l’opérateur armé sur le terrain qui extrait, pille et emmagasine les richesses qu’ils se repartissent selon les accords et traités qui existent entre eux. Cette cohorte de colonisateurs se sont partagés l’Afrique en l’absence des africains et ont décidé de devenir des propriétaires exclusifs des richesses présentes sur ces territoires. Les juges ont mis en lumière les conséquences écologiques désastreuses laissées par cette barbarie humanitaire qui a littéralement appauvri les sols, sous-sols, détruit la faune, la flore et maintenu des êtres humains dans une extrême pauvreté. Cette spoliation programmée continue a été réévalué par le tribunal qui a reconsidéré les actions illégales menées sur le territoire nigérien pendant toute cette période. La nullité des accords coloniaux signés selon les juges sous contraintes a été prononcée par la cour de justice. Ce qui veut dire clairement que l’uranium sorti du territoire depuis 1961 a été fait de manière illégale. Ainsi le tribunal de Niamey a donc tout recalculé les milliers de tonnes extraites et réévalué sur la base des prix réels du marché international et non sur la base des prix ridicules imposés unilatéralement par les colonisateurs. La sentence finale impose aux trois pays de restituer les avoirs du Niger et à consacrer la nationalisation de tous les actifs miniers de ces états sur son territoire. Cet acte fort marque une reprise totale du contrôle sur les moyens de production . Ainsi toute la dette jadis attribuée par ces trois pays colonisateurs au Niger a été complètement annulée, requalifiée de dette odieuse et illégitime. Cet acte fort est une déclaration d’indépendance juridique, mais aussi l’un des tournants majeurs sur la souveraineté effective du Niger.
Le procès de Niamey dont le verdict n’est pas ventilé par les médias propagandistes comme c’est régulièrement le cas lorsqu’ il s’agit des actions d’humiliation perpétrés par des terroristes, est un symbole historique puissant qui marque la fin d’un règne, la fin d’un système, même s’ils refusent encore de l’accepter. La justice des peuples africains se dresse désormais contre l’impunité des puissances étrangères, qui ont longtemps créée des guerres en détruisant des vies humaines et en sacrifiant des générations entières condamnées à une extrême pauvreté.
Éric Moïse NKOUANDOU M.